Le Théâtre d'Aix

Une ballerine baladeuse

Mercredi 20 janvier 2016 à 14h30
Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30



Olivia, une danseuse classique perd l'une de ses pointes, envolée vers un ailleurs, curieuse de voir d’autres univers...
 
Commence alors un voyage initiatique à travers le monde de la danse.
La petite Olivia va de rencontres en rencontres, de petits pas de danse, en petits pas de danse, de petites histoires, en petites histoires, et découvre de nouveaux univers qui changent son rapport à la danse…. Danse africaine, orientale, flamenca, hip hop, swing et autres, Olivia s’évade…
 
Ce spectacle, qui mélange danse, vidéo, clown et théâtre, est une poésie chorégraphique, un conte qui fait sourire, une invitation au rêve et à la découverte, une quête de l’identité à travers la danse.

Création 2016 - Résidence du Théâtre d'Aix 

Distribution

Leïla Hamidaoui – Direction artistique - mise en scène et création lumière
Jessica Calzolari – danseuse, chorégraphe et comédienne
Cédric Cartaut – vidéo
Pauline Estienne – Mise en scène
Fanny Ruiz - musique
Karine Dubois- costume
Sarah Maurette - graphisme  

 

"C’est là, à ce moment précis que tout a commencé, au moment où j’ai ressenti toutes ces émotions, au moment où mon pied a touché le sol. C’est là que j’ai su que cette folie, ces longues périodes de travail, cette peur, cette sensation de bien-être indéfinissable dicteraient ma vie à jamais !
A partir de là, j’ai dansé ma vie.
 
Trouver un équilibre, jouer avec l’apesanteur, être à la limite du déséquilibre, s’amuser avec son corps et ses possibilités.
 
Arriver jusqu’à l’épuisement, dépasser les limites, ses limites. Aller au-delà de l’épuisement pour que mon corps suive une autre direction, quelque chose de moins naturel, de moins normal, de moins facile.  Déstructurer mon corps, le refaçonner. Désarticulation. Violence. Chercher la difficulté. Ce combat demande une rigueur et je l’accepte. Je m’engage.
 
On n’a pas besoin d’artifice pour raconter. Ce doit être frais, fougueux, orgueilleux !
 
Je pose un geste et c’est mon histoire que je donne à voir. Je ne peux mentir. De ce simple geste, se dégage tout de moi. 
 
En dansant, je suis moi.
 
 Ce qu’il y a de bien c’est qu’il n'y a besoin de rien. Je descends de mon immeuble et je danse. N’importe où.
 
 Quand on y pense c’est quand même incroyable que le hip hop vienne d’une autoroute. Qui l’eut cru qu’en séparant le Bronx, Robert Moses, l’architecte, allait être l’initiateur d’un tel mouvement !
 
Je ne danse pas, je suis.
 
J’ai une personnalité, je suis un individu, je suis un artiste."

Informations

Horaires :

Mercredi 20 janvier 2016 à 14h30
Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30

Tarif unique : 10€

Note d’intention de l’auteur

J’avais 6 ans quand j’ai été confrontée au monde de la danse. J’étais allée voir les premiers spectacles de Josette Baïz, chorégraphe du Groupe Grenade. Je connaissais les danseurs, ils faisaient partie de mon univers d’enfant.  Je ne me souviens pas vraiment des spectacles, ni d’ailleurs de ce que cela me procurait… Mais je sais que c’est à la fin de l’un d’entre eux que je pris une décision. À la sortie de « Guelwesh », j’étais convaincue. Je ne sais pas pourquoi cette idée était si présente et si catégorique. Mais voilà, il y a des choses qui ne s’expliquent pas… Bref, je serai sur scène et je danserai ! Voilà mon obsession à mes 10 ans. J’ai tout fait pour y arriver, et quelques coups du sort plus tard, me voilà sur les planches… J’avais 12 ans.
Finalement la vie m’a conduite ailleurs. Je laissais cet univers de côté un certain temps. Mais il était toujours présent, dans mes choix, presque de manière inconsciente.
Le voyage d’Olivia, c’est le mien. C’est celui que j’ai vécu. Petite d’abord. Avec cette première approche, avec mon innocence d’enfant, avec ce métissage particulier et explosif du style Grenade. Mais c’est aussi celui que j’ai vécu en écrivant ces textes et en me replongeant dans ce monde. À travers les livres, les conférences, les rencontres, j’en ai découvert une autre facette. Je le regarde avec mes yeux d’adultes, le redécouvre, l’apprivoise de nouveau.
Dans ce monde poétique que j’essaie de créer en pensant à ce petit prince qui rencontrait ces drôles de personnages et qui apprenait la vie… Je me raconte, je raconte une partie de moi… Finalement… Peut-être que je suis un peu d’Olivia et un peu de tous ces personnages….
 
Leïla Hamidaoui
 
La Compagnie Pas sans Z’ailes

J’ai choisi la Compagnie Pas sans Z’ailes pour porter mon projet. Son travail est dirigé vers une volonté de création pure et épurée. Ne pas partir d’un texte défini mais d’une idée, d’une sensation et créer au fur à mesure un univers, un spectacle, avec le corps, le silence et la lumière comme points d’ancrage. Leur travail de recherche porte notamment sur la mémoire, l’origine, les souvenirs... Mon projet était donc cohérent dans cet univers artistique.
 
La compagnie Pas sans Z’ailes voit le jour grâce à l’union de deux amies Charlotte Lavigne et Pauline Estienne.
Elles se rencontrent à l’Université de Provence où elles décident de se lancer dans l’aventure de la création d’un spectacle de clown.
Pas à pas, leur projet fonctionne et leur désir de créer une véritable structure administrative et professionnelle prend forme. En 2011, la Cie Ni chon ni froid voit le jour ainsi que leur spectacle Pas sans z’ailes.

En 2013, Pauline, à la mise en scène et Charlotte, à la dramaturgie, présentent Naufrage une création d’après un montage de texte de Novecento pianiste et Océan-Mer d’Alessandro Baricco. C’est à ce moment qu’elles décident de changer de nom de compagnie et de choisir Pas sans Z’ailes comme écho à leur première réussite artistique ensemble.

Lors de cette création, elles rencontrent Leila Hamidaoui et font appel à son art de la lumière. Artiste également, Leila propose à son tour l’idée d’une nouvelle création pluridisciplinaire mêlant théâtre, clown, danse et projection visuelle.
 





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